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Notre conseillère sociale vous accompagne dans votre parcours

23 octobre 2020
Octobre Rose

A l'occasion d'Octobre Rose, nous vous proposons de découvrir le travail de nos professionnels des soins d'accompagnement dans la prise en charge des patients. Aujourd'hui, c'est Catherine Zaccagnini, conseillère sociale aux cliniques de Quimper, qui répond à vos questions. 

 

Pouvez-vous nous expliquer en quelques mots votre métier de conseillère sociale ? 

La maladie en général et le cancer en particulier représentent un bouleversement majeur qui va impacter et parfois déséquilibrer la vie personnelle, professionnelle et économique de la personne malade et de sa famille. Mon rôle consiste à tenter de rééquilibrer avec eux cette situation par la mobilisation et la mise en place des dispositifs sociaux d’aide et de soutien.

Les patients ont besoin, notamment en début de parcours de soin, d’être rassurés sur leur prise en charge, les premières démarches à entreprendre, d’être soutenus et guidés dans « le dédale » des dispositifs législatifs et sociaux parfois complexes. Les informer, les conseiller et  les orienter vers d’autres professionnels est notre mission auprès d’eux.

Pourquoi est-il très souvent nécessaire de vous rencontrer lors de la survenue d'un cancer ?

Avant la maladie, certaines personnes sont déjà dans des situations de précarité sociale. Elles sont particulièrement exposées du fait de leur perte de confiance en elles et en l’avenir, elles négligent parfois leurs soins. Pire, la maladie peut parfois être banalisée. Or, des dispositifs sociaux d’aides existent leur permettant de mieux affronter la situation de maladie, d’être soutenues, accompagnées et d’améliorer un peu ce contexte difficile. Pour d’autres, le cancer peut être à l’origine d’une précarisation : fragilisation de la vie professionnelle, impact sur la vie quotidienne, familiale et sociale, diminution des ressources.

Ce travail de soutien social suppose de prévoir et d’organiser le relai avec nos partenaires institutionnels du champ médico-social afin de poursuivre les actions initiées en dehors de la structure de soins et plus tard au-delà de la maladie. Parmi nos partenaires, je tiens à souligner l’importance des associations d’aide aux personnes malades (Ligue Contre le Cancer, Entraide Cancer, …) qui sont des acteurs importants dans l’aide et le soutien aux personnes malades et à leur famille. 

A quel moment le patient peut-il vous rencontrer ?

Pour me rencontrer, il n’y a pas de règle : des rendez-vous peuvent être proposés tout au long des traitements à la clinique, quand le patient est prêt ou qu’il en éprouve le besoin, ou sur suggestion des soignants. Ce peut être également à la fin des traitements au moment où le patient s’interroge sur sa reprise du travail. Chaque situation est singulière et chacun réagit comme il peut.

Vous informez le patient sur ses droits et, surtout, vous le soutenez dans ses démarches. Concrètement, comment l'accompagnez-vous ?

J’évalue globalement le contexte de la maladie, les conditions du domicile, l’environnement familial et amical. Ma mission est d’identifier les points forts et les points faibles de la situation, ceux qui représentent un levier et ceux qu’il faudra renforcer.

Par exemple, si la personne malade est encore en activité, j’étudie avec elle sa situation professionnelle : je l’interroge sur les contraintes de son poste de travail, je l’informe sur l’indemnisation d’un arrêt de travail et au besoin je l’oriente vers le service social de son organisme de sécurité sociale. La rupture avec l’activité professionnelle est souvent un traumatisme supplémentaire, elle engendre des craintes sur le devenir professionnel et sur la diminution de ressources financières.  

Vous rencontrez les patients mais parfois aussi les proches, pourquoi ? 

1 français sur 10 aide un proche malade soit 5 millions de français. L’aide apportée se répartit entre 5 principales catégories d’aide :

  • Aide aux soins : nursing, soins, accompagnement aux rendez-vous médicaux…
  • Activités quotidiennes : tâches ménagères, repas, linge, courses…
  • Aides matérielle et financière,
  • Soutien moral et psychologique,
  • Appui administratif, organisation...

Les aidants participent au système médico-social de prise en charge du cancer et de bien d’autres maladies. Il est donc important que leur rôle soit connu et reconnu.

Il est également nécessaire de les soutenir en les informant des droits du patient mais également de leurs propres droits : autorisation d’absence par rapport à leur employeur, plus récemment des réponses législatives comme le congé de proche aidant dont une partie peut être rémunérée.

« Aider l’aidant c’est aider le patient ».